Archives mensuelles : mars 2010

Colloque Annuel de l’AFIP

Le vendredi 9 avril de 8h30 à 13h30 aura lieu le 7ème colloque annuel de l’AFIP (L’Association pour Favoriser l’Intégration Professionnelle), dont je suis membre du Conseil d’Orientation  Stratégique.

Le thème cette année est « Le parrainage : une nouvelle forme de solidarité émergente » et le colloque est soutenu par l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances). Après un courte introduction, les participants seront invités à participer à un des quatre ateliers :

  • Le parrainage dans le management et la gestion de carrières (je participerai à la table ronde  de cet atelier)
  • Le parrainage dans l’entrepreneuriat
  • Le parrainage dans la formation et les filières d’excellence
  • Le parrainage dans l’accès à l’emploi

Ensuite aura lieu une plénière avec restitution des ateliers et échanges avec la salle. Les résultats des ateliers feront l’objet de la rédaction d’un guide pratique à destination de tous les professionnels (entreprises, institutions, etc.).

Vous pouvez vous inscrire sur le  site de l’AFIP.

Les résultats des ateliers feront l’objet de la rédaction d’un guide pratique à destination de tous les
professionnels (entreprises, institutions, etc.)

Jeannette Bougrab, nouvelle Présidente de la HALDE

Nous savons enfin qui va remplacer Louis Schweitzer à la tête de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité). Il s’agit de Jeannette Bougrab, juriste, conseillère d’état. Elle connaît bien les sujets de la discrimination et de la diversité et depuis de nombreuses années. Elle avait été nommée Présidente du Conseil d’Administration de l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) en 2009.

A mon avis, Louis Schweitzer a fait un travail remarquable pendant ses cinq années de présidence (je ferai un article sur son bilan dans les jours qui viennent). Souhaitons autant de réussite à Jeannette Bougrab.

Jacques Higelin à la Cigale

Mais pourquoi parle-t-il de Jacques Higelin sur un site sur la diversité ? J’ai été au concert d’Higelin hier soir à la Cigale et c’était un moment délicieux, de poésie, d’énergie, de beauté. En rentrant, je suis allé sur le web pour découvrir son âge. 69 ans. Oui, 69 ! Alors, pour tous ceux qui ont des stéréotypes sur les seniors du genre « ils manquent de potentiel », « ils manquent d’énergie » ou « ils ne sont pas dynamiques », allez voir Higelin sur scène !

On sait qu’un des moyens de combattre les stéréotypes, et donc la discrimination, est de les confronter à la réalité. Voir Higelin sur scène et ces stéréotypes peuvent s’effondrer, mais uniquement si on est capable de se remettre en cause… Chose pas toujours facile. Si vous voulez vous informer sur les seniors et sur les stéréotypes associés aux seniors, je vous recommande l’excellent guide A Compétence Egale « Cadres seniors : recruter sans discriminer » de mon ami et collègue Marc Bernardin. Bonne lecture !

Femmes, nous avons besoin de vous !

La journée de la femme. Une journée dans l’année où les femmes passent avant les hommes. C’est la moindre des choses. Si l’on regarde l’actualité, on voit bien que les discriminations envers les femmes dans  l’emploi persistent, même si il y a lieu d’être (un peu) optimiste.

Le vendredi 5 mars, La HALDE a publié son rapport 2009. 6,5% des réclamations reçues en 2009 concernent le sexe. Louis Schweitzer, le président sortant de La HALDE, s’est toujours étonné de ce faible taux. D’après lui, les femmes ont tellement intégré la discrimination à leur égard qu’elles ne portent pas plainte. Je pense qu’il a raison. Le taux de réclamations sur le motif de l’état de grossesse atteint lui 2,5% en 2009. En soi, c’est un taux assez faible, mais il représente une augmentation de 60% par rapport à 2008. Y a-t-il eu plus de discriminations envers les femmes enceintes en 2009 ? Je  ne le pense pas. Je pense plutôt que les femmes commencent à ne plus accepter la discrimination comme un état de fait et revendiquent davantage leurs droits. C’est une très bonne chose.

Le « Rapport Gresy » publié en juillet 2009 nous donne une montagne d’informations sur la situation des femmes dans les entreprises. Citons celles qui concernent la gouvernance des entreprises en France :

  • 10,5% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40
  • 13,5% de femmes dans les comités de direction / comités exécutifs des 500 premières entreprises françaises (42% de ces entreprises n’ont aucune femme dans ces instances)

« Mais tu as évoqué des raisons d’être optimistes ! », me direz-vous. Oui, car à côté de ces chiffres nous commençons à en voir d’autres qui montrent l’intérêt des entreprises à féminiser leur encadrement et leur comité de direction. Et l’intérêt des entreprises est un argument plus fort que d’évoquer l’illégalité de la discrimination ou de faire appel aux valeurs morales.

La société de conseil McKinsey a publié deux études passionnantes, Women Matter 1 et Women Matter 2. D’après celles-ci, les entreprises ayant la  plus grande proportion de femmes dans leur comité de direction ont également une meilleure performance financière. Il serait dangereux de créer un lien direct de causalité entre ces deux phénomènes, mais la question mérite d’être posée.

Le cabinet de conseil en recrutement et RH, Hudson, a également publié une étude intéressante : « How women differ from men as leaders » ou « Et si l’homme de la situation se révélait être une femme ? ». L’étude montre que les femmes leaders ont souvent abandonné leur comportement naturel  afin d’accéder à des postes de direction et ont adopté un comportement « typiquement masculin ». Comme dit le communiqué de presse : « Les femmes seraient de meilleurs leaders que es hommes, si on leur permettait de capitaliser sur leurs propres points forts : l’ouverture d’esprit, le sens du consensus, et l’ouverture au changement ».

Enfin, une étude sera publiée dans le numéro d’avril de la revue du CNRS Travail sur les performances des entreprises du CAC 40. D’après cette étude, les entreprises ayant un taux d’encadrement féminin d’au moins 35% ont une meilleure croissance de leur chiffre d’affaires, une meilleure rentabilité et ont embauché davantage de collaborateurs.

Des raisons donc d’être optimiste. A condition que les dirigeants des entreprises lisent les bonnes études !