Enquête : l'influence des stéréotypes sur les choix de carrière des jeunes

Just Different a mené en mars 2014, auprès d’un public large, une enquête ayant comme objectif la réalisation d’une photographie, sûrement incomplète mais assez parlante, de la manière dont est perçue l’influence des stéréotypes associés aux femmes et aux hommes sur les choix de carrière des jeunes.

L’intérêt pour ce sujet a été démontré par le grand nombre de répondants (plus de 700, dont 23% d’hommes et 77% de femmes) et par la richesse des commentaires aux quatre questions qui ont été posées :

  • A votre avis, les stéréotypes sur les filles et les garçons, sur les hommes et les femmes, influencent-ils les choix de carrière des jeunes ?
  • D’après-vous les stéréotypes influencent-ils davantage les filles, davantage les garçons ou de manière identique ?
  • Selon vous, est-il important de travailler sur les stéréotypes sur les hommes et les femmes afin que ceux-ci nous influencent moins ?
  • Si vous considérez qu’il est important de travailler sur les stéréotypes sur les hommes et les femmes, à qui incombe ce travail, selon vous ?

Les répondants sont majoritairement d’accord (84%) sur l’existence d’une influence des stéréotypes sur les choix de carrière des jeunes, filles et garçons, car ils les enferment dans des rôles sexués stéréotypés. Qui les stéréotypes influencent-ils le plus, les filles ou les garçons ? 60% des répondants indiquent que l’influence est identique pour les deux sexes.

De plus, les répondants sont aussi d’accord sur l’importance de les déconstruire, à l’aide de la famille, de l’Education nationale, du monde du travail, des médias, de la publicité, des représentants politiques, des associations,… 70% répondent que c’est « tout à fait le rôle des parents », 43% celui de l’éducation nationale et 39% disent même que c’est « tout à fait le rôle des entreprises ». Une bonne partie des répondants considèrent que les trois acteurs sont importants car 31% spécifient « tout à fait leur rôle » pour les trois acteurs.

Les réponses ont placé notre enquête sous le signe du changement, qui ne se fait pas toujours à la vitesse à laquelle nous aimerions qu’il se fasse, surtout en raison de la peur de sortir de la case, de ne plus être conforme aux attentes du groupe ou des groupes d’appartenance, et en raison d’une absence de rôles-modèles qui inspirent et rassurent.

Il s’agit d’un changement des constructions sociales et des mentalités qui nous ont jusqu’à maintenant programmé(e)s, autant les femmes que les hommes, à penser et à agir selon certains schémas stéréotypés. Ce changement commence à être visible dans l’attitude des jeunes générations quand il s’agit du choix de filières, et dans le déroulement de la carrière des femmes. La quasi-totalité des répondants pense qu’il est très important de sensibiliser sur les stéréotypes pour entamer ce changement et assurer le libre choix des individus. En effet, sur une échelle de 0 (pas du tout important) à 10 (tout à fait important), la moyenne des réponses est de 9,83.

Si nous voulons progresser, nous devons tous entamer un travail individuel et collectif de déconstruction des stéréotypes. Mais il faut rester vigilant, car rien de ce qui est acquis n’est garanti pour toujours. Il faut surtout faire attention à la manière dont nous expliquons et nous essayons de déconstruire les stéréotypes, afin de ne pas les creuser davantage et risquer de générer un phénomène de rejet.

Changeons ensemble !

Pour consulter l’analyse complète cliquez ici. Et n’hésitez pas à revenir laisser vos commentaires.

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5 commentaires sur Enquête : l’influence des stéréotypes sur les choix de carrière des jeunes

  • France SAID

    Bonjour Pete,

    Dans ce contexte où les inégalités sociales restent une réalité difficilement contournable, ton enquète met en évidence le fait que la catégorisation est un processus automatique. Si le stéréotype est plutôt descriptif et collectif, le préjugé serait plus individuel et normatif…
    C’est effrayant de constater que chacun d’entre nous, et dès le plus jeune âge, peut s’orienter sur un chemin qu’il n’aurait pas choisi naturellement, uniquement à cause des stéréotypes ou du poids du regard de l’autre …
    Chaque individu doit être libre de faire ses choix pour son épanouissement personnel et professionnel ! Changeons ensemble !!
    Merci pour cette enquête passionnante et le travail que tu effectues sur tous ces sujets.
    France

    Merci France.
    On ne peut pas savoir avec précision ce qu’une personne aurait pu devenir en absence de tout stéréotype, mais ce qui est sûr c’est qu’on trouve toujours très peu de femmes et très peu d’hommes sur certains métiers. On peut donc se poser des questions…
    Iulia Sala.

  • patrick

    bonjour mon ami Pete,
    pres de 3/4 de réponses féminines……. les hommes fermeraient-ils les yeux sur quelque chose qui les dérange , qui dérange leur confort et leur sécurité ?
    ne serait on pas dans le classique :  » oui il faut changer mais pas moi… ah le fameux « c’est bon il faut le faire mais… pour les autres… »
    bon d’un autre coté si on change trop vite les vendeurs de canapés, de bière et de télécommande vont déposer le bilan ! 😉

    C’est toujours difficile de sortir de sa zone de confort. Des fois c’est plus facile d’ignorer les choses ou les situations qui nous poussent à changer. Et peut-être que répondre à une enquête sur les stéréotypes sur les femmes et les hommes n’est « qu’un truc de filles » ? 😉
    Iulia Sala

  • Nat

    Nous avons certes encore du chemin à faire. Toutefois, je trouve que l’on en fait des tonnes avec ses stéréotypes et ces inégalités .
    En tant que femme occidentale de 47 an, ayant eu le chance de faire des études (bac+5) et bien qu’issue de mileu modeste, autonome économiquement, mère de 2 enfants (21 an garçon et 18ans fille); il m’appararait en toute simplicité qu’aujourd’hui, en France, nos enfants ont le choix. Un choix assez large. Ils croisent toutes sortes d’individus qui peuvent semer toutes sortes de graines leur permettant de dépasser ou relativiser les clichés de genre. En tant que femme et mère, je suis plus sensible à la difficulté des garçons et des hommes à dépasser ses stéréotypes. En effet, notre société tolèrera aujourd’hui facilement d’une fille qu’elle fasse carrière ou qu’elle soit mère au foyer. Soyons honnête , elle ne le tolère pas aux hommes. Ils ont très peu de choix ….contrairement à nos filles. Soyons honnêtes ! Mêmes parmi nous mesdames ! Qui valoriserait un homme ayant fait le choix de s’arreter de travailler pour venir en appui a sa compagne faisant carrière …. Qu’elle dira au mariage de sa fille : je suis ravie, cet homme a prévu de se consacrer à la famille qu’ils fonderont pour que ma fille puisse atteindre les plus hauts sommets de sa carrière … La future génération sera libre, lorsque nous mêmes seront allés, personnellement, au sein de nos histoires, au bout du concept …
    Bien à vous

    Vous avez tout à fait raison en ce qui concerne les hommes. Si on ne parle que du monde du travail, il est très difficile pour les hommes de sortir de la boîte, de casser les normes qui sont actuellement la fondation de la plupart des entreprises et qui leur imposent des comportements qui ne leur conviennent pas. Il ne faut d’ailleurs pas oublier qu’il existe des coûts pour les hommes qui subissent ces normes masculines.
    Michael Kimmel, un universitaire américain spécialisé dans l’implication des hommes dans l’égalité professionnelle, parle de comportements et attitudes imposés aux hommes (voir aussi l’étude de Catalyst, « Engaging Men in Gender Initiatives: Stacking the Deck for Success ») :
    – « pas de trucs de filles » – la masculinité repose sur le rejet catégorique de tout ce qui est féminin
    – « sois un gros bonnet » – la masculinité se mesure aux signes visibles de la richesse (voiture, maison, …). « Le gagnant est celui qui possède le plus de jouets à sa mort ».
    « sois un chêne dans la tempête » – on peut compter sur un homme dans des moments de crise, il est comme un roc, un pilier, un arbre
    – « mets-en plein la vue » – respire l’audace et l’agressivité, prends de risques, marche sur le fil du rasoir, fonce (d’ailleurs il paraît que les hommes foncent un peu trop, d’où le fait que maintenant les entreprises commencent à s’intéresser au comportement des hommes sur la route, en raison du grand nombre d’accidents sur le trajet travail/domicile ; selon les chiffres mis en avant par la sécurité routière lors de la campagne de 2012, 75% des morts sur les routes sont des hommes).
    Iulia Sala

  • Elodie

    Félicitation pour ce travail réalisé qui aura je pense une infuence sur la consience collective.

    Pour ma part, je pense que la plupart des personnes aujourd’hui vont dans le sens de la société et pensent être heureux en ressemblant le plus à l’autre (bonne situation, belle maison, beaux enfants etc etc etc). Il n’est pas impossible de vivre en dehors des « normes » prodiguée par la société en restant soi, avec ses propres convictions, ses propres qualités, défauts, goûts etc… Il faut juste pouvoir résister à la pression sociale qui nous enferme ds les stéréotypes (jouets, couleurs, métiers etc..) et dans la culpabilité.

    En définitive, je pense qu’il faut accepter d’être soi-même avant d’accepter son prochain. Accepter ses propres différences avant d’accepter les différences des autres. S’aimer soi-même avant d’aimer les autres.

    Je pense qu’un monde tolérant passe par sa propre remise en question. L’éducation (des parents et scolaire) joue un rôle primordial si elle apporte à l’enfant la confiance en soi nécessaire pour s’accepter sans être influencé par les stéréotypes. Le reste suivra…

    S’accepter soi-même n’est pas toujours facile. Il ne suffit pas de se regarder dans le miroir. Il faut apprendre à accepter les critiques des autres et à se remettre en question pour pouvoir changer.
    Dans le monde du travail actuel, cette conscience de soi est un des vecteurs de l’intelligence émotionnelle qu’un bon leader doit posséder afin de mieux gérer la diversité de son équipe. A partir du moment où l’on accepte ses propres différences, on accepte plus facilement celles des autres.
    Iulia Sala

  • Adam Valentino

    Et la vérité est que les stéréotypes ne sont fruit de l’ignorence pour trouver explication a ce que messieurs tout le monde ne sait comprendre….alor,

    Ya rien gagner a faire la guerre des sex.. la vie est trop courte pour perdre son temps avec la vie de celle qui nous appartient pas dy trouver sa route…
    Aufaite la vie est plutot a ceux devra vaincre ses demons alor…il nest pas trop tôt!

    Mais la femme est tellement bien mieux créé que cela! 1/2 + 1/2=( ne forment qun)

     

     D’une psychologie completement different dominer davantage a l’hémisphère gauche, n il met un temps fou pour vous comprendre.ôtre au droit(le spacial)

    Hormones distinct comme l’estrogene  s’opposant  fortement a la testostérone.

    Vivant d’un statue social dicté par la nature humaine. L’un comme l’autre ne peu y pretendre, a moin d’y vivre étant  biensur impossible.

    Et la génétique qui en a suivi de notre existance .. nous a offert inévitablement, comme a pare égal quelque cadeaux un temps d’aptitudes distinctives

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