Sont-ils surhumains?

Hier les Jeux Paralympiques de Londres se sont clôturés. Le moment est donc opportun pour un « rosbif » handicapé de donner son avis !

L’image des personnes handicapées évolue, même si cette évolution reste lente. La belle publicité pour le parfum Amen avec Oscar Pistorius est intéressante à cet égard car elle contribue à faire évoluer notre vision de la beauté et accepter qu’on peut être à la fois handicapé et beau et sexy. Si vous ne connaissez pas ce spot, vous pouvez le voir ici ou voir l’excellent « making of » ici.

Grâce en partie à Pistorius, ces Jeux Paralympiques ont sans doute été les plus médiatisés, mais ont-ils contribué à faire évoluer les mentalités ? Lord Coe (Seb pour ceux qui se souviennent des batailles de demi-fond avec Steve Ovett au début des années 80) a dit « I don’t think they will ever see disability in the same way again. » (« Je pense que le regard sur le handicap sera différent désormais. »). Il n’a pas tort. Mais je pense qu’il n’a pas entièrement raison. Les participants à ces jeux ont souvent été présentés comme des surhommes, comme en témoigne le film magnifique de Channel 4. Ils sont en effet surhumains. Mais ils ne le sont pas parce qu’ils sont handicapés. Ils le sont car ce sont des athlètes de haut niveau, de la même manière qu’Usain Bolt est surhumain par rapport au commun des mortels des personnes non-handicapées.

C’est bien, très bien même, de changer le regard sur les athlètes handicapés. Mais, il faut aussi changer le regard sur la personne handicapée « normale », celle qui postule pour travailler avec nous, celle qu’on croise au supermarché. Non, elle n’est pas un surhomme (surfemme ?*). C’est ça le véritable message important. Une personne handicapée « normale » n’est pas plus Oscar Pistorius qu’une personne non-handicapée « normale » n’est Usain Bolt. Nous avons tous nos limites, qu’on soit handicapé ou non. Nous ne pouvons pas tous devenir un athlète de haut niveau ; nous ne pouvons pas tous devenir PDG d’une grande entreprise. Mais nous pouvons tous nous surpasser. C’est cela qui nous rassemble. C’est en ça que nous ne sommes pas si différents. Nous sommes tous différents, handicapé ou non. Nous avons tous des limites, handicapé ou non. Nous avons tous des compétences, handicapé ou non. Nous pouvons tous contribuer à la réussite d’une équipe, d’une entreprise, handicapé ou non.

Vous aurez remarqué que j’ai soigneusement évité dans cet article d’utiliser un mot que nous avons entendu tous les jours depuis 15 jours. C’est le mot « valide ». Si vous ne savez pas pourquoi je déteste ce mot, vous n’avez pas lu mon article sur le sujet. Vous pouvez le trouver ici.

J’essaie de contribuer au débat, à mon niveau, depuis un an environ, et grâce à des entreprises courageuses (Suez Environnement, Capgemini, BNP Paribas, Bouygues Construction…) qui n’ont pas eu peur de me donner un micro et me laisser parler du handicap. Je pars de mon expérience pour sensibiliser les gens sur le handicap. Vous pouvez en lire davantage ici. Vous y trouverez aussi une présentation des conférences faites par mon cher collègue, l’illustre Patrick Scharnitzky, sur les stéréotypes et le handicap tirées de l’étude qu’il a menée avec l’IMS sur ces sujets.

N’hésitez pas à laisser un commentaire suite à la lecture de cet article, que vous soyez d’accord ou non avec les propos !

* J’ai regardé dans le Robert, et « surfemme » n’existe pas. Et pourtant j’en connais…

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23 réflexions au sujet de « Sont-ils surhumains? »

  1. Mais c’est exactement cela ! Mais depuis que nous français avons élu un président normal, pourquoi ne pas embaucher des personnes handicapées normales ?
    L’exemplarité fait du bien, tout de même, et une figure de proue telle que Wolfgang Schaüble en Allemagne, ministre des finances et en fauteuil aiderait grandement à l’évolution des mentalités.

  2. Bonjour Pete et merci pour ce très bel article, en effet cette année nous avons pu assister et c’est le véritable mot aux jeux paralympique, il est compliqué de faire changer les gens et les mœurs, il existe malheureusement dans notre société différentes strates ayant chacune leur importance et par ordre de priorité nous avons les sportifs masculins (ex : le football en France), ensuite les sportives (Combien de match de foot féminin sont diffusés sur nos écrans, tout en sachant que cette année a été exceptionnelle : cf la réussite hommes femmes de nos équipes en foot) et enfin les personnes handicapées. Il faut parfois des coups durs dans la vie pour changer de regard sur les choses, tant qu’on est pas directement concerné par le handicap (soi même ou son entourage) on a pas réellement d’avis, peut être un peu de compassion. Changeons les regards, métissons notre société profitions des talents de chacun. Et n’oublions pas que nous avons toutes et tous visible ou non notre part de handicap ou de particularités. Espérant que les performances sportives, les publicitaires et les différentes manifestations en faveur du handicap permettront de faire changer notre regard plus rapidement. Il existe tellement d’autres combats encore.

    Bien cordialement.

    Michel

  3. Bravo Pete,
    Tes analyses sont toujours tres fines et pertinentes. A quand les Jeux Hommes distincts des Jeux Femmes. Eh oui leurs competitions sont distinctes, nous aurions ainsi trois Jeux. Le « Siécle des religions » risque de nous embarquer sur de mauvais bateaux. Integrer toutes les différences dans nos valeurs est indispensable. Nous devons faire des efforts pour ne pas etre sous l’influence de nos idées préconçues et de nos valeurs aveuglantes.
    Amitiès
    Jean-Pierre

  4. Bonjour Pete,
    bone article, des bons liens, et surtout du bon sens…. mais voir des para-athlètes à la télévision n’est qu’un début – il reste beaucoup de chemin afin que les enfants, et puis les adultes, handicapés soient acceptés pleinement dans la société…. qu’ils auront leur chance aussi.
    You’re doing a good job here 🙂
    all the best
    Martin

  5. Bravo Pete pour cet article pertinent et tout ce travail concernant la différence et la diversité…Effectivement en tant qu’êtres humains nous sommes semblables et différents.
    Je crois qu’il existe un bug cognitif qui empêche certain d’associer différence et égalité.
    Je serais ravie que tu ailles lire l’article que j’ai publié sur mon profil VIADEO  » la burqa mentale est mère de toutes les burqa ».
    Noémie LE MENN

  6. Bonjour, et merci à P.Stone pour ce regard aiguisé ces athlètes méritants.

    On ne peut que saluer l’exploit de ces personnalités hors du commun qui ont tous en commun d’avoir mené, par rapports aux autres, au moins un combat de plus. Autant l’auteur est réticent à employer le terme « valide », autant la notion de « normal » semble quelque peu éculée ces temps-ci…

    Mais pour abonder dans le sens de ce bel hommage, soulignons qu’au fil des générations, les débuts d’Assia El Hannouni (petits stades, petits sponsors, retombés anonymes) ont permis de fonder ceux de la génération d’Amélie Le Fur (stades de 80 000 personnes remplis et Une des grands tirages).

    Et qui s’en plaindra…

  7. Tout à fait d’accord avec toi Pete… Très bien écrit de surcroît ! Et puis, la notion de « surhomme » a fait assez de dégâts comme ça, non ?

  8. Merci Pete pour ton article, juste et précis.
    Et bien moi je n’aime pas les mots « surhomme » ou « surfemme » ou « surhumain » qui introduisent une notion de classification du genre humain. Une petite minorité de « sur », médiatisés, enviés, riches, suscitant admiration ou rejet (le revers de la médaille) « en face » de l’immense majorité de  » juste hommes et femmes « . Le comportement de certains sportifs lors de ces très beaux jeux de Londres à bien démontré que le qualificatif « sur » n’était pas applicable au genre humain mais simplements aux états ou objets. Donc laissons peut être les surhumains aux héros de Marvel…
    Je préfère largement le mot exceptionnel, plus universel, qui renvoie aussi bien à l’individu, à la performance, aux capacités, au travail personnel. Vocable plus porteur d’espoir également car peu d’entre nous auraient l’audace de se qualifier de surhumain alors que chacun d’entre nous a un côté exceptionnel caché ou connu…
    Bonne continuation.
    Pierre

  9. Merci pour cet article tout à fait pertinent. J’ ai toujours gardé mes distances avec la notion de  » sur- homme ». Nous sommes semblables et différents avec des capacités et des compétences différentes et cela nous rend originaux et divers! Bonne continuation.

  10. Merci pour cet article, qui met en évidence la difficulté pour bon nombre de gens de considérer la personne « handicapée » juste comme une personne avec ses capacités et ses limites comme tout le monde, et non pas la définir par ce qui lui manque… Ce qui me manque à moi, ce sont 10 à 15 cm qui m’auraient par exemple permis d’être hôtesse de l’air lors de mon stage de 1ère année d’études, ce qui n’était pas possible avec mon 1m55 ! Or personne ne s’est apitoyé sur mon sort parce que je ne pourrais pas être hôtesse de l’air (il n’aurait plus manqué que cela), je fais aujourd’hui un métier qui m’intéresse et pour lequel on n’a pas besoin d ‘être grand ! Où commence et où s’arrête vraiment le handicap, là aussi est la question.
    Je vis avec quelqu’un d’exceptionnel, « bourré » de qualités, dont il ne me viendrait pas à l’idée, quand on me demande qui il est, de parler de son bras en premère instance… Et de surcroît malheureusement pour moi qui aime bien gagner… il reste bien meilleur que moi au ping pong et au tennis alors que mes deux bras sont censés fonctionner correctement…!

  11. Bravo Pete. Je partage presque pleinement cette analyse. Je pense cependant que le côté surhomme (surfemme) des personnes handicapées perçu par les non handicapés vient du fait que beaucoup de personnes non handicapées ne s’imaginent pas se surpasser et se l’imaginent encore moins s’ils avaient eu à affronter un handicap !!! Les gens ne pensent sans doute pas à mal mais sont souvent gênés non pas du handicap de l’autre mais de leur manque d’handicap.

  12. Bravo Pete,
    Toujours aussi pertinent dans tes analyses
    Et, toujours très bien écrit 🙂
    Le plus important est le coté motivation des athletes de haut niveau qu’ils soient ou non handicapés.
    En ce qui me concerne, j’aurai tant voulu qu’il y ai autant d’images dans les média que pour les valides…

  13. Salut Pete,
    Une fois encore, ce que écris rejoint fortement ce que je pense et ce que j’ai aussi écrit par ailleurs. En synthèse, attention aux stéréotypes positifs, autant voire davantage encore qu’aux négatifs, et c’est un ancien champion paralympique qui te le dit 🙂
    Avec toutes ma considération pour ce bel article, une fois de plus.
    Amicalement,
    Guy

  14. Que les « Rosbifs » aient réussi ces Jeux ne me surprend pas : cela me semble en phase avec une meilleure intégration du handicap dans la société britannique. Je me trompe, Pete ?
    Les media français n’ont quant à eux pas diffusé les épreuves en direct…
    Pour ma part, j’ai eu les larmes aux yeux en regardant Chris Martin et son groupe Coldplay prendre un plaisir visible à jouer pour la Cérémonie de clôture. Cela illustre le vivre ensemble, partager simplement des émotions petites ou grandes.

  15. La question que je me posais c’est pourquoi « après »… pourquoi les jeux des handicapés passent après ceux des « non handicapés »… ça donne l’impression que ce sont des sous jeux…pourquoi pas « pendant »???, pas « avant », ce qui voudrait dire encore une fois « faire une différence »…mais juste avec, pendant, ensemble….c’est ce mélange qui produit de la richesse… c’est ce mélange qui produit de la réflexion, de l’énergie et je te dirai pour finir , car je le vis dans ma famille, que c’est ce mélange qui produit du Don.

  16. merci Pete pour ces si justes réflexions et convictions c’est drôle hier j’ai croisé une dame (sourde de naissance) qui venait de rencontrer un problème ua travail sa remarque « j’ai 60 ans et une femme de 40 ans me parle comme à une enfant sous prétexte que je suis handicapée or (et c’est ce qui me semble tellement important) je suis différente je vois les choses différemment de ce que vous les gens normaux (je cite toujours) voyez et on ne m’accorde pas ce droit »
    en rentrant chez moi je me suis fait toutes les réflexions que tu as écrites dans ton excellent article et puisque le handicap fait la une de l’actualité aujourd’hui également le fait qu’au delà de la reconnaissance de nos différences nous devrions tous le mettre en commun et croiser ensemble nos regards différents pour un mieux être de chacun ceci nécessite pour chacun d’entre nous d’accepter la différence de l’autre considéré comme « handicapé ou considéré comme « normal » par le plus grand nombre ce serait un grand pas en avant et il me semble qu’alors la notion de handicap s’amenuiserait et ceci n’empêcherait pas ceux et celles qui souhaitent se surpasser de le faire et d’être à juste titre reconnu (e) pour cela.A bientôt Pete et merci

  17. Bravo pour ce beau texte ! J’apprécie le message d’espoir (ou même d’espérance) et cette vision positive de la vie.

  18. Pete, je suis bien d’accord avec toi.
    Ca prendra du temps, que les handicapés soient « assimilés » car encore trop de gens n’aiment pas LA différence chez l’autre : son porte-monnaie (plus gros ou vide!), sa couleur de peau, sa ville ou sa région car elle n’est pas la même que lui/elle…
    J’arrête l’énumération. Ils changeront d’avis lorsqu’ils seront touchés (au sens large : émotionnellement ou physiquement) directement ou indirectement par LA différence (s’ils perdent leur argent, si leur enfant aime un « étranger » ou s’ils ont un grave accident.
    Je ne crois malheureusement pas qu’ils changeront sans être touchés. J’espère me tromper !
    BONNE JOURNEE de tolérance à tous.

  19. Bonjour Pete,

    Vous considérez le handicap d’un point de vue individualiste (sans pour autant dire que vous l’êtes) en mettant en avant la volonté de ces athlètes.
    Wunderbar! Alles ist aber relativ! Une femme est très sérieusement handicapée en Afghanistan, un peu moins en France…Des petites filles sont considérées comme beaucoup moins utiles et rentables dans certains pays arriérés dont on taira le nom (on a pu parler de gynocide dans le magazine Diplomatie).
    La situation des personnes handicapés n’est pas qu’une question de volonté même si ca peu aider beaucoup de monde de le penser. Un handicap cela peut également se créer et dans ce cas là… La force de la personne handicapée est de dépendre de son environnement. Tant que cette personne n’aura pas accepté cela, sa volonté ne sera que la source de réalisation spectaculairement vaine.

    Amicalement,

    Laure

  20. Avec un petit peu de retard, merci pour votre article toujours si pertinent, mais avec beaucoup d’humour et finesse, Pete!
    J’ai toujours pensé que nous parlons d’handicap parce que nous avons du mal a accepter les différences, qu’elles soient physiques, mentales, du genre, d’age, …
    Par exemple, si nous sommes disponibles sur notre « marché de travail », nous pourrions rajouter l’handicap de l’age (quand on est « vieux » d’à peine 50 ans), l’handicap du genre (quand on est plutôt gente féminine, peu importe l’age car, plus jeunes, en age de procréation, c’est gênant aussi)… et bien d’autres, mais la liste serait assez longue.
    Mais comme je suis plutôt optimiste, je pense que des manifestations comme les jeux paralympiques, contribuent à changer les mentalités et à l’ouverture vers autrui.
    En attendant votre prochaine article.
    Cordialement,
    Lucy

  21. Merci Pete de nous donner l’occasion de prendre le temps de la réflexion, voici une citation qui me vient en écho à tes propos : « Dans les sociétés anciennes, un différentialisme radical était de mise ; nos sociétés sont plutôt assimilationnistes au risque de ne plus voir la différence et la nécessité de respecter la singularité. Voilà en quoi l’intégration est aussi un geste de dénégation. C’est rassurant pour une société de performance, d’efficacité, une société de spectacles, de médias, de pouvoir dire que les personnes handicapées sont comme tout le monde, qu’elles font des choses extraordinaires, c’est une manière de ne pas voir cette aspérité qu’elles représentent. » Henri Jacques Sticker

    Quand la volonté de voir l’extra-ordinaire (ex : le monstre) laissera place à la volonté de comprendre la singularité…. nous aurons fait un grand pas !
    Bise
    Marion

  22. ON NE LES AIME QUE SUR LES STADES

    A peine 1 mois après les jeux para (qui ont connu un vif succès) le soufflet est vite retombé.

    En septembre Monsieur Jean PERRIN Président de l’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) a publié une proposition pour un nouvel habitat dit « Essentiel ».
    L’ambition du projet de M. PERRIN est noble car il a pour objectif de trouver des solutions pour répondre au plus vite aux besoins de logements en France.

    Voci comment le site de L’UNPI présente le sujet :
    (…) »Après “60 propositions pour un ministre du logement”, livre pu¬blié en décembre 2011, Jean Perrin, président de l’UNPI pré-sente un nouvel éclairage pour contribuer à résoudre les crises du logement: construire un habitat essentiel à des prix nette¬ment inférieurs à ceux pratiqués actuellement.
    Avec « l’habitat essentiel » l’UNPI propose de revenir à la fonc¬tion première d’un logement pour permettre à tous de se loger.
    Plus qu’une nouvelle mesure visant à réduire l’insuffisance de lo-gements, c’est une nouvelle manière d’envisager l’habitat que Jean Perrin préconise aujourd’hui. »(…)

    En revanche lorsque vous vous plongez dans le rapport vous trouvez aussi cela page 10 :
    « (…) Les normes applicables aux personnes handicapées
    Ce sujet est caractéristique du blocage institutionnel et psychologique dans lequel nous sommes. Au nom d’un objectif, l’accessibilité physique de tous au logement, on interdit de fait la construction de logements financièrement accessibles à tous. L’accessibilité physique a tué l’accessibilité financière.
    L’habitat essentiel doit partir d’une autre approche. Pour diminuer le coût de construc¬tion, les immeubles pourraient être dépourvus d’ascenseurs. Les logements en étage ne seraient donc pas accessibles aux personnes handicapées. Seuls ceux situés en rez-de-chaussée auraient cette possibilité.(…)

    Edifiant non ??
    Sous une bannière soit disant Sociétale, derrière une volonté louable de permettre à chacun de ce loger M. PERRIN est tout simplement en train de dresser sournoisement des populations les unes contre les autres.

    M. PERRIN semble avoir oublié que l’accessibilité physique du logement sert aussi aux femmes enceintes, aux femmes avec poussette, à nos ainés.
    En 2050 1 français sur 3 aura plus de 60 ans. Tous ceux qui ont 22 ans aujourd’hui sont concernés. Alors réagissez ! Quelle société voulons nous pour demain ? Une société où nous serons parqués au rez de chaussée ? Et ceux qui peuvent ou ont les moyens dans les étages ? Un peu comme le TITANIC.

    Alors, demain 21 décembre 2012, ne cherchez pas une comète géante qui s’écraserait sur la terre, ne cherchez pas une vague géante qui va nous submerger, ne cherchez pas une crevasse géante qui nous engloutirait…

    L’effondrement est déjà en marche, latent, sournois, vulgaire…

    En revanche si toutefois, comète, vague ou crevasse devaient emporter quelqu’un, ce quelqu’un est tout trouvé.

    Meilleurs Voeux à tous les survivants.

    NB : pour trouver le rapport de L’UNPI allez sur http://www.unpi.org/ vous y trouverez d’autres grands moments comme celui-ci.

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