Archives par mot-clé : Travailleurs handicapés

Voeux Just Different 2016

Vous trouverez ci-dessous le mail de voeux de Just Different pour le nouvel an 2016.

Les événements de 2015 me montrent, s’il le fallait, l’importance de ce que j’essaie d’accomplir avec Just Different depuis 7 ans maintenant.
Chaque fois que je me pose la question de l’utilité de mes actions, je repense à ces événements, et je me dis que je peux contribuer à rendre le monde meilleur. Je me souviens de cette formation pour des agents de maîtrise sur un chantier. Quand je leur avais demandé combien de personnes étaient ouvertement gay sur le chantier, la réponse ne m’avait pas étonné : zéro. Je leur avais demandé s’ils voyaient une relation entre cela et le fait qu’ils utilisent à tout bout de champ le mot « pédé ». Ils avaient compris qu’il est très difficile d’être ouvertement gay quand ses collègues parlent tout le temps ainsi des homosexuels. Certains vont ainsi arrêter d’utiliser ce mot. On peut faire évoluer les comportements !

C’est dans ce sens que je vous livre, comme l’année dernière, des liens vers des films pour faire bouger les lignes :

  • Tout d’abord, un film de mes chouchous Team Jolokia. On y parle très bien de la manière de faire de la diversité une force.
  • Ce court film montre la différence entre le regard de l’enfant et celui de l’adulte. Il va sans dire que je préfère celui de l’enfant.
  • Pour continuer avec le sujet des enfants, voici un film de la belle association Konstelacio dont le slogan est « La diversité culturelle pour et par les enfants. »
  • Je ne peux pas ne pas vous présenter ce petit bijou, un de mes films préférés, qui permet de combattre l’angélisme trop présent quand on parle de handicap.
  • Et pour finir, grâce à Sofaxis, voici un condensé d’une conférence que j’ai faite chez eux où je parle du handicap et de mon handicap.

J’ai fini ! N’hésitez pas à partager ces voeux.

Je vous souhaite une année douce et paisible, une année de joie et de partage, une année d’ouverture à la différence.

L’année 2012 pour Just Different

2012 était  une année riche pour Just Different :

  • De nombreuses formations sur la diversité en général, mais aussi de plus en plus de sollicitations pour des formations sur l’égalité professionnelle et sur le handicap.
  • Après avoir animé les tables rondes de la conférence annuel de Hanploi 2 ans de suite, Pete Stone y a participé en 2012 en tant qu’expert.
  • L’animation de plusieurs tables rondes : sur la diversité pour INSA Rouen, sur le handicap pour l’AGEFIPH et pour des entreprises.
  • Des conférences sur le handicap, la diversité et l’interculturel.
  • Diverses missions de conseil : mise en place d’une politique diversité au niveau européen, audit d’un système d’information recrutement, mise en place de programmes de mentoring en France et à l’étranger, audit de politique diversité, étude sur les stéréotypes liés au genre menée avec Patrick Scharnitzky, rédaction d’un guide sur l’évolution professionnelle dans la diversité…

Sont-ils surhumains?

Hier les Jeux Paralympiques de Londres se sont clôturés. Le moment est donc opportun pour un « rosbif » handicapé de donner son avis !

L’image des personnes handicapées évolue, même si cette évolution reste lente. La belle publicité pour le parfum Amen avec Oscar Pistorius est intéressante à cet égard car elle contribue à faire évoluer notre vision de la beauté et accepter qu’on peut être à la fois handicapé et beau et sexy. Si vous ne connaissez pas ce spot, vous pouvez le voir ici ou voir l’excellent « making of » ici.

Grâce en partie à Pistorius, ces Jeux Paralympiques ont sans doute été les plus médiatisés, mais ont-ils contribué à faire évoluer les mentalités ? Lord Coe (Seb pour ceux qui se souviennent des batailles de demi-fond avec Steve Ovett au début des années 80) a dit « I don’t think they will ever see disability in the same way again. » (« Je pense que le regard sur le handicap sera différent désormais. »). Il n’a pas tort. Mais je pense qu’il n’a pas entièrement raison. Les participants à ces jeux ont souvent été présentés comme des surhommes, comme en témoigne le film magnifique de Channel 4. Ils sont en effet surhumains. Mais ils ne le sont pas parce qu’ils sont handicapés. Ils le sont car ce sont des athlètes de haut niveau, de la même manière qu’Usain Bolt est surhumain par rapport au commun des mortels des personnes non-handicapées.

C’est bien, très bien même, de changer le regard sur les athlètes handicapés. Mais, il faut aussi changer le regard sur la personne handicapée « normale », celle qui postule pour travailler avec nous, celle qu’on croise au supermarché. Non, elle n’est pas un surhomme (surfemme ?*). C’est ça le véritable message important. Une personne handicapée « normale » n’est pas plus Oscar Pistorius qu’une personne non-handicapée « normale » n’est Usain Bolt. Nous avons tous nos limites, qu’on soit handicapé ou non. Nous ne pouvons pas tous devenir un athlète de haut niveau ; nous ne pouvons pas tous devenir PDG d’une grande entreprise. Mais nous pouvons tous nous surpasser. C’est cela qui nous rassemble. C’est en ça que nous ne sommes pas si différents. Nous sommes tous différents, handicapé ou non. Nous avons tous des limites, handicapé ou non. Nous avons tous des compétences, handicapé ou non. Nous pouvons tous contribuer à la réussite d’une équipe, d’une entreprise, handicapé ou non.

Vous aurez remarqué que j’ai soigneusement évité dans cet article d’utiliser un mot que nous avons entendu tous les jours depuis 15 jours. C’est le mot « valide ». Si vous ne savez pas pourquoi je déteste ce mot, vous n’avez pas lu mon article sur le sujet. Vous pouvez le trouver ici.

J’essaie de contribuer au débat, à mon niveau, depuis un an environ, et grâce à des entreprises courageuses (Suez Environnement, Capgemini, BNP Paribas, Bouygues Construction…) qui n’ont pas eu peur de me donner un micro et me laisser parler du handicap. Je pars de mon expérience pour sensibiliser les gens sur le handicap. Vous pouvez en lire davantage ici. Vous y trouverez aussi une présentation des conférences faites par mon cher collègue, l’illustre Patrick Scharnitzky, sur les stéréotypes et le handicap tirées de l’étude qu’il a menée avec l’IMS sur ces sujets.

N’hésitez pas à laisser un commentaire suite à la lecture de cet article, que vous soyez d’accord ou non avec les propos !

* J’ai regardé dans le Robert, et « surfemme » n’existe pas. Et pourtant j’en connais…

Et pourtant je suis vivant ! Ou pourquoi bannir le mot valide.

Ce qui suit est une nouvelle version d’un ancien article revu et corrigé pour Focus RH et publié le 23 avril 2012. Vous le trouverez ici.

Nous savons tous que l’utilisation de l’image du fauteuil roulant pour représenter les personnes handicapées a largement contribué à l’idée reçue qu’une personne handicapée « souffre » forcément d’un handicap physique et plutôt lourd. D’où des interventions, souvent entendues lors des formations que j’anime sur la diversité et le handicap : « Notre activité n’est pas exerçable par des Travailleurs Handicapés » ou « Un Travailleur Handicapé ne peut pas effectuer l’ensemble des tâches d’un poste ». On entend aussi « Notre immeuble n’est pas accessible pour les personnes handicapées » car il n’y a pas de rampe d’accès. On commence donc à utiliser d’autres pictogrammes pour représenter le handicap ou plutôt les différentes formes de handicap afin de ne pas réduire le handicap au seul handicap moteur. Vous trouverez ces différents pictogrammes sur le site de l’AGEFIPH.

Or, ce qui est intéressant à mes yeux, c’est que personne ne semble se préoccuper du mot « valide » pour désigner les personnes qui n’ont pas un handicap… alors qu’il m’a toujours semblé que ce mot véhiculait autant d’images négatives que l’utilisation du fauteuil roulant. J’ai donc fait une première recherche sur Internet pour voir quelle définition était donnée au mot « valide » et j’ai trouvé « qui ne souffre d’aucun handicap ». Jusque-là tout va bien. Aucune connotation négative, une simple description.

En fait, ce n’est pas tout à fait neutre. Il y a quand même le mot « souffrir » dans la définition. Cela suppose qu’une personne handicapée souffre de quelque chose. Mais une personne peut être handicapée sans pour autant en souffrir … N’est-ce pas ?

Ensuite, j’ai regardé les synonymes et j’ai trouvé « sain », « valable » et « vivant » et je me suis dit « Je suis handicapé*, donc je ne suis pas valide. Et pourtant, je suis vivant. De ça je suis certain ! Je pense aussi être sain et valable. » Je le dis avec un peu de légèreté et d’humour qui manquent souvent quand on évoque le handicap. Mais il y a un fond très sérieux derrière ces propos.

Non content de ces quelques définitions glanées sur Internet, j’ai voulu aller un peu plus loin. Je me suis dit que ce serait intéressant d’avoir une source plus officielle. J’ai commencé avec Le Littré où l’on trouve « sain, vigoureux » comme synonymes de « valide ». Pareil donc que sur Internet. J’ai aussi regardé dans le Dictionnaire Robert en 9 volumes, qui est, pour moi, la référence de la langue française. Et là, c’est encore plus fort ! On trouve la définition suivante : « qui est en bonne santé, capable de travail ». Extraordinaire ! Dans ce cas, toutes les missions handicap en France peuvent arrêter leur travail tout de suite. Car leur objectif est de promouvoir l’intégration dans les entreprises et des organismes publics des personnes handicapées. Mais si une personne handicapée n’est pas valide, elle n’est pas non plus « capable de travailler ».

L’autre possibilité est de bannir le mot « valide », de travailler sur nos stéréotypes et de faire en sorte qu’on brise cette association entre « personnes valides » et « personnes handicapées ». Et comment, dans ce cas, parler des « personnes valides » ? A mon avis, le contraire d’une personne handicapée devrait être une personne non-handicapée en s’inspirant de la terminologie utilisée par Barack Obama le soir de son élection quand il a parlé des personnes « disabled and non-disabled ».

* Pour les gens qui ne me connaissent pas, mon bras droit est paralysé suite à un accident de scooter à 16 ans. Là aussi on est confronté à un stéréotype très répandu. La plupart des gens supposent que je suis handicapé de naissance. Ce que je ne suis pas…. Comme la plupart des personnes handicapées puisque les chiffres montrent que 85% des handicaps surviennent à l’âge adulte.

Cliquez ici pour des informations à propos des conférences sur le handicap animées par Pete Stone.

La Halde est morte. Vive le Défenseur des Droits !

En mars de cette année, la loi instaurant le Défenseur des droits a été définitivement adoptée par le Parlement.  Cette autorité rassemble les activités de plusieurs autorités qui se fondent maintenant au sein du Défenseur des Droits : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants,  la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). Dominique Baudis a été nommé à la tête de cet organisme le 22 juin 2011.

De nombreuses personnes sont plutôt heureuses de voir la Halde disparaître, même si ses compétences sont reprises par le Défenseur des Droits. On a attaqué le Halde en disant qu’elle gaspillait l’argent public en ayant un loyer trop important et en dépensant trop d’argent sur la publicité. On a dit aussi qu’elle était trop agressive et se mettait trop du côté des victimes supposées.

Louis Schweitzer, le premier Président de la Halde, a réfuté ces accusations et je suis plutôt de son avis. En ce qui concerne le loyer, cela a été décidé avant la création de la Halde qui avait un bail de 9 ans qu’elle ne pouvait pas dénoncer. Quant à l’argent dépensé sur la publicité, comment peut-on faire connaître un organisme sans dépenser d’argent sur la publicité ? Toute la communication de la Halde a été faite afin que les citoyens français sachent qu’ils pouvaient faire appel à la Halde en cas de discrimination. Je pense que ces actions ont été une réussite.

En 2005, la Halde a reçu 1 410 réclamations. En 2010, elle a reçu 12 467 réclamations. Cela ne veut pas dire qu’il y a eu plus de discriminations en 2011 qu’en 2005, mais que les victimes de discrimination ont fait davantage appel à la Halde qu’au début. Et pourquoi ? Car ils ont appris  qu’un organisme existe pour les aider. Et ceci est largement dû aux campagnes de communication menées par la Halde. Pour citer son dernier rapport annuel : « La notoriété de la Halde mesurée auprès d’un échantillon représentatif de la population française est ainsi passée de 16 % en décembre 2005 à 54 % en décembre 2009. » Cette même enquête a mesuré aussi la perception de la Halde et son utilité : « 83 % des personnes interrogées estiment utile son action et 93 % jugent importante la lutte contre les discriminations. »

Et est-ce que la Halde a trop été du côté des victimes de discrimination ? A ce sujet, il est intéressant de reprendre les paroles de Louis Schweitzer qui défendait la position plutôt offensive de la Halde. J’ai eu la chance d’écouter Louis Schweitzer à plusieurs reprises, et il faisait remarquer qu’au début de son mandat il avait une position moins offensive en se disant qu’il avait un mandat de 5 ans et qu’il voulait qu’à la fin de son mandat les choses aient évolué. Il ajoutait que c’est en écoutant les victimes de discrimination qu’il avait changé d’orientation. En effet, celles-ci lui disaient qu’elles avaient besoin d’un emploi ou d’un logement tout de suite, non pas dans 5 ans.  Je pense qu’il avait raison. Et comme Louis Schweitzer  dit lui-même : « On s’appelle autorité de lutte, et nous luttons ».

S’il y a une critique à formuler à mon avis, ce serait la connaissance des actions de la Halde auprès du « grand public ». Lors des formations que j’anime sur la diversité, je parle toujours de la Halde en demandant si les gens la connaissent et si oui, que signifie le sigle. En effet, j’ai pu voir évoluer sa notoriété au fil des années. En revanche, j’ai pu constater que peu de gens connaissent le sens exact du sigle. La partie « haute autorité de lutte contre les discriminations » en général ne pose pas de problème. Le « E » en revanche laisse souvent les participants sans voix. Le mot qui revient le plus souvent est exclusion. Peu de gens savent que le « E » est pour « égalité ». A qui la faute ? Les campagnes de communication de la Halde reprenaient les deux volets de ses actions, comme en témoignent les deux affiches en bas de page. Je pense que c’est davantage une conséquence de la culture française qui réagit souvent plus face à un bâton que face à une carotte. Mais ce n’est que mon avis…

La Halde est donc morte. On peut espérer qu’un jour le Défenseur des Droits soit mort lui-aussi car les discriminations auront disparu. Mais je ne pense pas que ce soit pour demain. Malheureusement. En attendant, souhaitons bonne chance au Défenseur des Droits. Qu’il soit aussi efficace que la Halde.

Pete Stone

Personne handicapée__porte ouverte

Personne handicapée_porte fermée

Bannir le mot valide

Hanploi, en partenariat avec l’Agence Entreprises et Handicap, l’AFMD (l’Association Française des Managers de la Diversité) et Sciences Po, organisait le 18 novembre une conférence-débat dans les locaux de Sciences Po. Le thème : Les managers, moteurs de la Responsabilité Sociale des Entreprises, sur la question du handicap. Nous avions la chance d’entendre une intervention de Marie-Anne Montchamp, nommée récemment Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale et Richard Descoings, Directeur de Sciences Po.

Lors de cet événement, j’ai eu le grand plaisir d’animer deux tables rondes sur « Handicap et RSE » et « L’entreprise et le Handicap : être Manager aujourd’hui ». En tant qu’animateur, mon rôle était de faire intervenir divers experts sur le sujet et non pas de donner mon propre avis. Mais j’ai profité de l’occasion de dire quelques mots sur un sujet qui m’interpelle depuis toujours : l’utilisation du mot « valide » pour décrire une personne qui n’a pas de handicap.

Nous savons tous que l’utilisation de l’image du fauteuil roulant pour représenter les personnes handicapées a largement contribué à l’idée reçue qu’une personne handicapée souffre forcément d’un handicap physique et plutôt lourd. D’où des interventions que j’entends souvent lors des formations que j’anime sur la diversité et le handicap du genre : « Notre activité n’est pas exerçable par des Travailleurs Handicapés » ou « Un Travailleur Handicapé ne peut pas effectuer l’ensemble des tâches d’un poste ». On entend aussi « Notre immeuble n’est pas accessible pour les personnes handicapées » car il n’y a pas de rampe d’accès. On commence donc à utiliser d’autres pictogrammes pour représenter le handicap afin que les gens ne réduisent pas le handicap au seul handicap moteur. Vous pouvez trouver les différents pictogrammes utilisés aujourd’hui sur le site de l’AGEFIPH.

Or, ce qui est intéressant à mes yeux, c’est que personne ne semble se préoccuper du mot « valide » pour désigner les personnes qui n’ont pas un handicap alors que ce mot véhicule autant d’images négatives que l’utilisation du fauteuil roulant. Juste avant les tables rondes je suis allé sur Internet pour voir comment était défini le mot « valide » et j’ai trouvé « qui ne souffre d’aucun handicap ». Jusque là tout va bien. Aucune connotation négative, une simple description. Et puis j’ai regardé les synonymes et j’ai trouvé « sain », « valable » et « vivant » et je me suis dit « Je suis handicapé*, et pourtant je suis vivant. De ça je suis certain ! Je pense aussi être sain et valable. » Et j’ai dit cela à Sciences Po devant les 300 personnes rassemblées pour l’après-midi. Le but évidemment était d’introduire un peu de légèreté et d’humour qui manquent souvent quand on parle de handicap. Mais il y avait un fond très sérieux derrière mes propos.

Si le contraire d’une personne handicapée est une personne valide, cela veut dire qu’une personne handicapée n’est pas valide. D’où encore une fois toute une série de représentations négatives de la personne handicapée. Et pourtant l’expression « personne valide » est utilisée partout et même de manière officielle. J’ai donc dit et je redis : Nous devons bannir le mot valide. Le contraire d’une personne handicapée devrait être une personne non-handicapée en s’inspirant de la terminologie utilisée par Barack Obama le soir de son élection quand il a parlé des gens « disabled et non-disabled ».

J’ai continué à réfléchir sur le sujet depuis la semaine dernière et j’ai voulu aller un peu plus loin. J’avais trouvé les synonymes de valide sur Internet, mais je me suis dit que ce serait intéressant d’avoir une source plus officielle. J’ai commencé avec Le Littré et on y trouve « sain, vigoureux ». Pareil donc que sur Internet. J’ai aussi regardé dans le Dictionnaire Robert en 9 volumes, qui est, pour moi, la référence de la langue française. Et là, c’est encore plus fort ! On trouve la définition suivante : « qui est en bonne santé, capable de travail ». Extraordinaire ! Dans ce cas, toutes les missions handicap en France peuvent arrêter leur travail tout de suite. Car leur objectif est de promouvoir l’intégration dans les entreprises et des organismes publics des personnes handicapées. Mais si une personne handicapée n’est pas valide, elle n’est pas non plus « capable de travailler ». L’autre possibilité est de bannir le mot « valide », de travailler sur nos stéréotypes et de faire en sorte qu’on brise cette association entre « personnes valides » et « personnes handicapées ».

* Pour les gens qui ne me connaissent pas, mon bras droit est paralysé suite à un accident de scooter à 16 ans. Là aussi on est confronté à un stéréotype très répandu. La plupart des gens supposent que je suis handicapé de naissance. Ce n’est pas mon cas et les chiffres montrent que 85% des handicaps surviennent à l’âge adulte.

Les managers, moteurs de la Responsabilité Sociale des Entreprises, sur la question du handicap
Les managers, moteurs de la Responsabilité Sociale des Entreprises, sur la question du handicap
Les managers, moteurs de la Responsabilité Sociale des Entreprises, sur la question du handicap
Les managers, moteurs de la Responsabilité Sociale des Entreprises, sur la question du handicap

Pour lire davantage sur cet après-midi, consultez le site de Hanploi

Guide Recruter sans discriminer : les personnes handicapées

A Compétence Égale, association dont je suis co-fondateur, lance le 18 mai son nouveau guide Recruter sans discriminer : les personnes handicapées, dont je suis co-auteur. Ce guide rappelle le cadre légal de la discrimination, puis aborde toutes les étapes du recrutement des personnes en situation de handicap, en apportant des recommandations précises pour lutter contre la discrimination dans ces recrutements. La dernière partie est centrée sur les principaux stéréotypes liés au handicap et leur prévention.

Ce guide est le quatrième édité par A Compétence Égale. Les autres sont Comment recruter sans discriminerRecrutement et orientation sexuelle et Cadres seniors: recruter sans discriminer. Je suis co-auteur également des deux premiers.

Si vous aimeriez assister au lancement de ce nouveau guide, cliquez ici pour télécharger l’invitation.

Si vous voulez en savoir davantage sur ce guide ou savoir comment Just Different peut vous accompagner dans votre politique diversité, utilisez la page « Contact ».